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lundi, novembre 9 2009

Chaque citoyen est un média

La crise intérieure n’aurait pas eu l’ampleur qu’elle a prise en Iran même sans les nouvelles technologies de l’information permettant de mondialiser les nouvelles en dépit d’une censure omniprésente et l’expulsion des journalistes étrangers. Chaque jeune s’est improvisé journaliste et chaque téléphone portable est devenu le capteur d’un drame in situ. Malgré le ralentissement du débit de l’Internet par le régime, les images et les courts métrages des manifestations sont transmis dans le monde et affectent l’image du pouvoir qui se sent de plus en plus honni sur la scène internationale. D’autres Iraniens s’informent dans le pays même sur la base de ces images par la télé, Youtube ou Facebook (malgré leur blocage, souvent on arrive à surmonter le filtrage par des systèmes disponibles sur le Web) ou d’autres formes d’échange de l’information (Twitter) qui sont minoritaires mais sont amplifiés de bouche à oreille. La mondialisation de l’information sert cette fois la cause de la liberté et permet de contourner la censure du pouvoir.

L'ensemble de l'article sur ce lien

mercredi, novembre 4 2009

Tous les moyens sont bons pour faire passer l'information sur la manifestation du 4 novembre

Internet joue un rôle majeur dans les mobilisations. Facebook et Twitter regorgent de messages faisant circuler l'information. Les stickers et images circulent à propos de la manifestation du 4 novembre, comme le démontre Armin sur son blog. Il y a également une dimension internationale à cet évènement avec partout dans le monde des appels à la manifestation (voir un exemple ici sur Facebook). Sur Twitter, "Iran Poll" fait le décompte heure par heure : "XX Hours to Green Tsunami 13Aban", ce qui permet ainsi de donner l'heure de la manifestation. D'ailleurs la date est devenue un hashtag sur Twitter #13aban ce qui permet de suivre au plus près les informations sur les préparatifs.

D'autres moyens sont utilisés dans les rues de Téhéran. Un des moyens les plus originaux pour passer le mot d'ordre de mobilisation, ce sont... les billets de banque. A certains endroits précis, les opposants écrivent une date (par exemple celle du "13 aban"). Les étudiants diffusent ensuite ces billets auprès de leurs réseaux et dans les boutiques. Cette manière de tracter est suffisamment diffuse et intraçable pour éviter toute répression.

mercredi, juillet 15 2009

"Rompez le silence" : Initiative au parlement hollandais pour faciliter le diffusion d'information en Iran

arobases en acier

Grâce à l'initiative « Rompez le silence » (Doorbreek de stilte) de iProxyIran aux Pays Bas, divers partis politiques du parlement hollandais ont présenté des résolutions invitant le gouvernement hollandais, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne, à lancer des actions contre le régime de Téhéran.

Le projet d'iProxyIran a été, au cours des débats parlementaires, à plusieurs reprises discuté comme une solution positive concernant l'important blocus du trafic internet en Iran. Le parlement hollandais a décidé, notamment, d'assigner une aide financière afin de faciliter la diffusion des actualités et de l'information. En outre, elle a accepté de soutenir un arrêt de l'approvisionnement par les compagnies occidentales des technologies permettant de filtrer les télécommunications au sein du régime iranien. De plus, elle a fait appel à Siemens et Nokia pour donner les recettes provenant des ventes de technologie vers l'Iran, aux organismes essayant d'obtenir l'utilisation libre et sûre des nouveaux médias en Iran.

mardi, juillet 14 2009

Qui sommes nous ?

Citoyens d’un pays libre et démocratique, nous mesurons ce que représente le combat pour l’accession à la liberté et à une société de droit, pour la population de ce grand pays qu’est l’Iran.

L’élection qui vient de se dérouler, la fraude massive et les images parvenues malgré la répression, montrent la réalité de ce régime. Les femmes et les hommes qui vivent au quotidien cette tyrannie savent son prix : l’emprisonnement et les sévices pour ceux qui s’opposent, les interdits sur la liberté de conscience, la négation des droits. Ce prix c’est aussi le refus d’observer le droit international dans l’industrie nucléaire, l’encouragement au terrorisme, les propos qui nient le droit d’exister à Israël.

Tous ces actes placent la société iranienne et les peuples de la région dans un piège des plus dangereux. Ce qui est en jeu c’est réellement la paix dans cette région du monde et bien au-delà. La paix est notre bien commun et sa protection réside dans le renforcement de la démocratie. Les manifestations populaires et massives d’avant l’élection, celles qui l’ont suivie dans les rues des villes ou sur la toile du web nous ont montré le meilleur antidote à ce poison : l’accès aux libertés et à la démocratie des iraniennes et des iraniens de toutes appartenances. Toutes ces expressions ne sont pas juste une poussée de fièvre à la suite d’une élection volée, c’est un mouvement de fond qui anime la société civile iranienne. L’Iran ce n’est pas qu’un régime et les problèmes qu’il pose au monde, c’est aussi 70 millions d’habitants, dont deux tiers à moins de trente ans.

Si l’ensemble de la communauté internationale est interpellée, cette question se pose également à chacun de nous. Tous à notre niveau, étudiants, syndicalistes, engagés associatifs, journalistes ou tout simplement citoyens, il est possible d’agir : en faisant savoir par cet appel les sentiments de solidarité et de fraternité qui nous animent à l’égard des femmes et des hommes qui luttent pour la liberté, la démocratie et la laïcité en Iran.

En devenant correspondant de la Liberté, pour des contacts directs et réguliers avec des membres de la société civile iranienne. Par l’échange de nos savoirs et de nos espoirs avec la société civile iranienne, nous voulons contribuer à contrer ceux qui souhaitent un choc des civilisations. Il appartient à chacun de convaincre tout autour de nous, de la nécessité de dépasser nos frontières, nos cloisonnements, pour contribuer par l’échange et par les contacts directs avec les iraniens, à rendre possible ce qui est la meilleure défense de la paix : la liberté et la solidarité.

signer l'Appel des correspondants de la Liberté

Administrateurs et animateurs du site :

  • Laurent Bérail, syndicaliste
  • Sarah Braunstein, salariée
  • Nathalianne Chollet, professeur des écoles
  • Benoit, étudiant

dimanche, juillet 12 2009

10 ans du mouvement de 1999 - Interview de Saeed Ghasemynejad

Saeed Ghasemynejad fut un des leaders du mouvement étudiant de 2003. Etudiant réfugié politique en France, il se rappelle du mouvement de 1999.

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Comment est né le « mouvement de 99" ?

Par une simple affiche collée sur les murs contre l’interdiction du journal « Salam ». Une fois affichée, elle a attiré l'attention des étudiants et des mouvements se sont développés. C'est après l'attaque de l'université de Téhéran par la milice basidji que le mouvement s'est endurci. Les demandes des contestataires pour plus de libertés publiques sont devenues de plus en plus exigeantes, mais les dirigeants des mouvements réformateurs avaient peur de faire sortir les gens dans les rues, de ne plus maîtriser des demandes de plus en plus extrêmes qui sortaient du cadre du régime.

Pourquoi ce mouvement est-il important dans l'histoire de l'Iran?

Jusqu'alors, les rassemblements dans la rue étaient favorables aux partisans de l'état. Le mouvement de juillet 99 est très important car c'est la première manifestation de contestation qui se déroule dans la rue. __ Comment le mouvement va-t-il prendre fin?__

Les dirigeants des mouvements étudiants vont être arrêtés. Le parti politique officiel ainsi que les modérés n'ont pas soutenu le mouvement.

Comment avez-vous vécu ses évènements?

En 99, je n'étais pas encore étudiant, j'étais lycéen. C'est en 2003, pour le 4ème anniversaire que je me suis fait arrêté. J'étais en voiture pour aller voir mon père à l'hôpital. On m'a arrêté, sorti de la voiture et plaqué contre elle. Ils avaient repéré mon accent. Dans la voiture, ils ont trouvé des articles que j'avais écris. Pour m'intimider et me faire peur, ils me disaient que je risquais 15 ans de prison pour avoir écrit des articles contre le régime. Ils m'ont également annoncé que mon père était mort d'une crise cardiaque en apprenant que son fils avait été arrêté et que m'a mère était terriblement atristé par mon arrestation en tant qu'agitateur. C'était faux. A chaque action de résistance de ma part, j'ai été battu. Les premières 24 heures, ils ne m'ont pas laissé dormir, je devais rester debout. Les conditions de détention étaient les suivantes: une cellule de un mètre sur deux, pas le droit d'aller aux toilettes sauf aux heures de la prière (deux fois par jour).

Quels sont les différences avec le mouvement actuel et celui de 99?

Le mouvement est plus large aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Il n'y avait auparavant que les étudiants mobilisés. Aujourd'hui, les travailleurs ont aussi manifestés. De plus, les bases des accusations sont les mêmes mais la répression est plus forte aujourd'hui. Ils raptent les gens, ils violent les femmes. Quand vous vous êtes fait violés, vous n'osez pas le dire. Aujourd'hui, ils ont arrêtés trop de monde, les prisons sont pleines alors ils torturent les prisonniers avant de les faire sortir afin que ceux-ci relaient leur peur auprès de la population.

Comment faire en sorte que le mouvement de contestation continue et devienne plus fort?

C'est dans la continuité de la désobéissance civile et de la grève que le mouvement perdurera. La plupart des gens ne veulent pas participer aux manifestations par peur mais la désobéissance civile perdure et la plupart des gens agissent à leur niveau. Le temps est donc un facteur déterminant pour la réussite du mouvement. Si le mouvement perdure, il y a de fortes chances que le régime ne tiennent pas face aux actions menés par la société civile.

La religion est-elle un élément important du conflit?

La religion dominante reste l'Islam, que ce soit pour l'homme de la rue ou pour les plus hauts dignitaires du régime. La différence importante est que les dirigeants aiment plus la religion que l'Iran.

Quelles sont vos attentes sur le plan international?

L'aide internationale est importante mais le plus important c'est que le mouvement existe à l'intérieur de l'Iran. Sur la scène internationale, il est important que Ahmadinejad n’ait pas de reconnaissance internationale. Les ONG et les partis politiques sont importants mais le plus important c'est que les pays concernés prennent position contre le régime. Il est important que les gens de par le monde supportent notre mouvement, c'est une aide pour garder l'espoir.

10 ans du mouvement de 1999 - Message d'Akbar Atri le 9 juillet 2009 à la Sorbonne

Ancien président du Bureau de la Consolidation de l’Unité, la plus large organisation estudiantine iranienne ; ancien prisonnier politique, ancien co-leader du soulèvement étudiant de 1999. Il est aujourd'hui réfugié politique aux Etats-Unis

Chers amis, étudiants français solidaires de la lute pour la liberté et contre l’injustice,

Je vous salue de tout cœur. Notre grand poète iranien, Sa’adi, disait bien lui qui composait ce vers mémorable, « Les enfants d’Adam font partie d’un corps, Dans la création, tous issu d’une même essence ». Votre présence ici le prouve bien. Chers amis, aujourd’hui nous vivons le dixième anniversaire de la violente répression du soulèvement des étudiants iraniens, notamment celle dirigée contre les cités universitaires de Téhéran et de Tabriz. Depuis, point de justice mais une flagrante continuité de l’injustice à l’encontre non seulement des étudiants mais aussi du peuple iranien dans son ensemble. Injustice qui, récemment, atteignit son comble avec une fraude électorale massive suivie d’une répression toute aussi importante : des dizaines d’étudiants et de civils ont été tués, des centaines ont été blessés et des milliers ont été arrêtés ces jours et semaines derniers en Iran, en réaction à des manifestations pacifiques du peuple. En Iran, le droit de tout un peuple est sacrifié sur l’autel de la vanité et du pouvoir absolu d’un seul. La coercition, la violence, l’injustice, l’état de non-droit, et la ségrégation ont remplacé en Iran la sécurité et les droits et la tranquillité des citoyens, en un mot la Loi. Tel un Hitler manipulant les textes de la loi a sa guise, ces derniers sont devenus des instruments juridiques de répressions. Si cette injustice et ce tyran ne sont pas confrontés en Iran, l’injustice et la tyrannie menaceront à plus ou moins longue échéance la région et le monde. Martin Luther King disait bien, lui qui s’exclamait : « l’injustice n’importe-où, c’est l’injustice partout ».

Il faut s’opposer à ce qui se déroule devant nos yeux en Iran et qui n’est rien d’autre qu’une flagrante injustice. Nous sommes tous du même corps et avons maintenant besoin de votre soutien moral, vous qui vivez dans des pays libres. Aidez-nous afin que cet agent pathogène qu’est le despotisme et l’injustice qui le suit telle une infecte traînée, ne se transmette pas à toute la région et au reste du monde. Aidez-nous à déraciner le despotisme et l’injustice en Iran. Notre mouvement est pacifique et non violent. Les oppresseurs se sentent de plus en plus acculés à l’impuissance, et ce malgré leurs armes et leurs dollars pétroliers.

EN vous exprimant toute ma gratitude pour tout ce que vous avez déjà accompli, je vous demanderais donc de continuer à nous soutenir :

• Refusez aux putschistes iraniens la reconnaissance qu’ils demandent et qui ferait d’eux un gouvernement légitime aux yeux des autres pays ; • Exigez la constitution d’une Commission d’Investigation pour enquêter sur le sort des centaines de prisonniers en Iran, arrêtés tout au long des événements récents, et soumis à des tortures et à des aveux télévisés ; • Devenez le correspondant de liberté d’un étudiant iranien ;

Que la solidarité estudiantine franco-iranienne perdure et se développe,

Akbar Atri

vendredi, juillet 10 2009

La population iranienne commémore le soulèvement de 1999

Plusieurs milliers de personnes ont bravé l'interdiction des autorités jeudi à Téhéran pour marquer la commémoration des émeutes étudiantes du 9 juillet 1999. Malgré l’annonce par le pouvoir d'"écraser" toute nouvelle manifestation, des milliers de jeunes se sont mis à converger à Téhéran vers la rue et la place Enghelab proche de l’université de Téhéran. Des heurts ont éclaté tout le long du parcours entre les forces de sécurité et les manifestants. Les forces de sécurité ont attaqué les manifestants à coups de matraques et de gaz lacrymogènes. Des groupes d’agents des services de Renseignement qui portaient des vêtements civils pour ne pas se faire remarquer, prenaient des photos et des films des manifestants pour leur faire peur et leur faire abandonner la manifestation. Malgré tout les jeunes ont lancé des slogans avec courage et ont avancé depuis les rues et les ruelles secondaires vers la place Enghelab.

jeudi, juillet 9 2009

"Je voudrais vous dire" par Saeed, travailleur

Nous, producteurs de la richesse sociale, par notre travail et nos efforts dans les grandes et petites usines, dans les services et les soins des centres médicaux et hôpitaux, comme enseignants dans les écoles et les universités, nous qui produisons l’énergie, l’eau, les télécommunications, le gaz et le pétrole, l’acier et les voitures dans les usines et les centres, n’avons non seulement aucun contrôle sur la production et la distribution des marchandises, n’avons pas le droit de participer à la gestion de nos lieux de travail, ni aucune organisation ou conseil d’ouvriers ou d’employés indépendants, mais nous sommes payés avec le salaire minimum et des revenus qui ne sont pas suffisants pour avoir une vie normale et qui sont en dessous du seuil de pauvreté.

Après trente ans de labeur, nous ne pouvons ni avoir un véritable domicile pour vivre, ni payer les frais élevés pour l’éducation de nos enfants, ni avoir les traitements médicaux appropriés ni avoir accès aux loisirs. Et pire encore que tous ces contrats temporaires ou à durée déterminée qui donnent tout le pouvoir aux entrepreneurs avides et exploiteurs, il n’y a personne entre nous et nos employeurs pour répondre à nos revendications. Tout le temps, nous devons nous inquiéter y compris pour le minimum, et d’attendre de voir si nos contrats seront prolongés ou pas, et notre niveau de vie peut être comparé à celui des esclaves avant la civilisation humaine. Et c’est même pire, parce que les esclaves avaient au moins toujours quelque chose à manger, alors que lorsqu’ils n’ont plus besoin de notre force de travail nous n’avons plus rien à manger. Aussi pour conserver le minimum et ne pas nous retrouver au chômage, nous ne pouvons pas nous exprimer et devons nous autocensurer.

Tous nous avons fait l’expérience d’aller faire face aux patrons et directeurs pour obtenir quelque chose qui fait partie de nos droits, alors que selon leurs croyances ils peuvent nous traiter comme ils le font et comme si nous n’avions aucun droit. Lors de la révolution en novembre 1978, si nous, les ouvriers et les employés des petites et grandes usines, et des entreprises du pétrole, de l’énergie et de l’eau, ne nous étions pas mis en grève générale, le système de la dynastie des Pahlavi n’aurait pas été détruit et les actuels dirigeants ne seraient pas au pouvoir. Malheureusement, parce que nous manquions d’information et que certains d’entre nous ont suivi les mollahs et les marchands du bazar, nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Actuellement, nous produisons toutes les marchandises et les richesses mais pour les profits des exploiteurs, qui sont nos directeurs oppressifs sans éducation qui nous donnent des ordres. Parfois, ils ferment les usines et nous transforment en chômeurs juste pour se partager ou vendre le terrain et se faire encore plus d’argent. Il n’y a pas un seul travailleur salarié qui peut payer des études élémentaires de haut niveau ou une grande école à son fils ou à sa fille, études qui coutent au moins 5 millions Tomans (5.000 dollars) par an, ni même les principaux frais médicaux. Et cela sera encore pire dans l’avenir puisque l’éducation sera remises aux mollahs, aux marchands, aux directeurs de hauts niveau et aux voleurs des richesses. Pourquoi notre pays devrait-il être aux mains de groupes particuliers ? Pourquoi 100% du pouvoir politique devrait-il appartenir à 200.000 mollahs et marchands, et leurs enfants et membres de leurs familles, et que le reste de la population, soit 50.000.000 de gens, n’ait aucun pouvoir politique ? Et d’avoir au final à choisir entre le mauvais et le pire ? Est-ce que cela se réfère à une quelconque règle naturelle, à l’humanité ou à une loi divine ? Si ce n’est des règles sans fondements, justifiées par les lois du leader suprême, qui restreignent les droits du peuple ? Pour la plus petite revendication, pour des droits basiques, ils utilisent les forces de police, formées avec l’argent du peuple et qui devraient avoir pour devoir de rendre la société saine et sûre, contre le peuple et pour arriver à leurs sales buts.

Enchainés ! Travailleurs, ouvriers, employés, enseignants, infirmières, femmes, jeunes, étudiants d’université et chômeurs ! Après trente ans de captivité, le son de nos chaines qui se brisent a été entendu par la présence de millions dans les rues. Le peuple n’a plus peur et le gouvernement a donné sa légitimité à la tempête du mouvement populaire. Nous devons nous saisir de cette opportunité pour obtenir nos revendications humaines. Le gouvernement n’a pas assez de forces pour les envoyer dans tous les centres industriels, de production, de formation ou de services. Qu’importe le secteur où nous travaillons, nous devons désigner nos représentants sur le plan technique, industriel et productif, pour former les conseils indépendants des salariés des usines, des hôpitaux, des compagnies de pétrole, des centres de formation et des écoles, des télécommunications, de l’énergie, du service de l’eau et, qu’en alliance les représentants de chaque branche et leurs propres conseils de branche, avec les conseils des étudiants, des femmes, des employés, des travailleurs et des ouvriers, puissons prendre notre part de richesses sociales et de pouvoir politique.

Dans la situation actuelle, le gouvernement n’a aucune légitimité et dans ce point culminant de crise politique et économique, il n’est plus capable de réprimer directement la population dans les usines, les centres industriels et les universités. Il est temps de ne plus être des esclaves ! Organiser des conseils dans les lieux de travail et les administrations publiques n’est pas seulement devenu un but moderne pour chaque employé, mais ces conseils doivent aussi avoir leur part dans les décisions politiques et économiques. Mais ces conseils doivent être conscients et ne pas se focaliser uniquement sur les petites revendications du lieux de travail, parce que même si nous les obtenons et qu’elles sont importantes, si nous ne les lions pas et les joignons pas aux intérêts de classe de tous les travailleurs et de tous les salariés, à la fin nous les perdrons. Il suffit de comparer les salaires des ouvriers et des employés, l’emploi stable, les assurances sociales et les droits à la participation il y a30 ou 20 ans, pour voir que la situation est bien pire aujourd’hui. En se satisfaisant des revendications partielles, les travailleurs les ont perdu avec la hausse des prix ou une modification de loi au conseil des ministre ou au parlement, parce qu’ils n’ont pas su lier leurs revendications partielles à celles de leurs intérêts à long terme.

Aussi, tant que nous avons le temps et que le gouvernement est occupé par la crise sociale, politique et économique, nous devons organiser nos conseils. C’est simple. Dans chaque usine ou zone industrielle, les représentants des différentes équipes forment leur conseil ou organisation. A côté des questions du travail, nous pouvons travailler aux améliorations et aux réformes, et il n’est pas nécessaire que tout soit parfait dès le début. Le plus important est d’avoir des conseils représentatifs indépendants et que les représentants de différents lieux de travail et zones industrielles, de différentes villes et régions, soient en contact les uns avec les autres, et ils peuvent avoir leurs conseils généraux pour les ouvriers, les enseignants, les infirmières, etc.

Comme le clergé, les imams du vendredi, les directeurs, dirigeants et gouverneurs, nous devons avoir de véritables organisations. Ce n’est qu’en ayant des organisations indépendantes pour tous les salariés que nous pouvons revendiquer leurs droits dans les domaines politiques, économiques et de direction, et si nous sommes organisés ainsi et que le gouvernement ignore nos revendications logiques, alors nous pouvons lancer une grève générale et montrer au gouvernement que nous sommes une force importante de la société. Car ainsi, ils n’auront pas d’autres choix que de nous accorder une vie décente et de partager les richesses et les profits avec le peuple en même temps que ses efforts. C’est le moment d’avoir un peuple libre, motivé et créatif et un pays de paix et de liberté et de pouvoir avoir des discussions publiques sur tout.

En créant des conseils indépendants dans nos lieux de travail et des organisations générales des salariés, nous prendrons en main le partage des richesses sociales, la participation publique et le pouvoir politique.

mardi, juillet 7 2009

Le dessous des cartes électorales

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La socio-démographe Marie Ladier-Fouladi présente les cartes électorales qu’elle a construites à partir des résultats officiels des scrutins présidentiels de 2005 et de 2009. L’analyse comparée de ces documents apporte, sinon les preuves, du moins les indices de la fraude commise par la faction fondamentaliste du pouvoir pour assurer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Télechargez le document sur laviedesidees.fr.

Le bazar de Téhéran est entré en grève le 2 juillet

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Le 2 juillet une grande partie du bazar de Téhéran s’est mis en grève, avec la majorité des commerçants refusant d’ouvrir les portes ou les fermant à midi. Au 20e jour du mouvement populaire en Iran des manifestation eparses se sont également produites dans diverses parties de la capitale. Des agents du ministère du Renseignement et des agents en civil ont tenté de briser la grève par intimidation et par pressions. Mercredi, des secteurs du bazar de Tabriz (nord-ouest de l’Iran), notamment les joailliers et les chausseurs, s’étaient eux aussi mis en grève. Par ailleurs, on rapporte qu'à Behbahan dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran), les pasdarans ont empêché les funérailles d’une jeune fille tuée le 26 juin dans une manifestation à Chiraz. Les étudiants de Behbahan ont pris son portrait et ont fait un sit-in à l’intérieur de l’université, face aux forces répressives.

jeudi, juillet 2 2009

Au 17 ème jour du soulèvement, "mort au dictateur" continue de retentir en Iran

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Malgré une présence policière imposante hier dans les environs des boulevards Enghelab et Vali Asr, ainsi que sur la place Ferdoussi, de nombreux groupes de manifestants ont investi les lieux au cri de « Mort au dictateur » et « Mort à Khamenei». Au 17 e jour du soulèvement populaire, la manifestation contre le régime a donné lieu à une confrontation entre la population et les gardiens de la révolution (pasdarans) épaulés des agents en civil du ministère du renseignement.

Dans le boulevard Vali Asr, la foule enflait avec ceux qui arrivaient des artères adjacentes, tandis que le reste du centre ville connaissait des manifestations et des affrontements épars. Par ailleurs des milliers d’étudiants se sont rassemblés à l’université de Téhéran en scandant des slogans qui se sont radicalisé depuis le soulèvement, en appelant au renversement du régime aux cris de « Mort au dictateur». Les pasdarans et la garde spéciale avaient fermé toutes les portes de l’université pour en prendre le contrôle. Les pasdarans ont chargé les étudiants à coups de matraques, mais ont été confrontés une vive résistance de leur part

"Je voudrais vous dire" par Kamand

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Je suis rentré du travail et je me suis changé pour retrouver quelques amis pour aller manifester. Cette fois ci elle devait avoir lieu de la place de Tajrish jusqu'à la gare, sur les 20km du boulevard Valiasr.

Après nous être retrouvés, nous partîmes sur la route pour aller vers la place Vanak. Des gens marchaient aussi à nos côtés, mais cela n'avait rien à voir avec les marches silencieuses précédentes qui eurent lieu autour de Téhéran. Une chose étrange était qu'il y avait énormément de personnes de la milice Basiji, des polices anti-émeutes et de la police du régime, sur les ponts et sur les deux côtés de la rue; c'était plus tristement amusant qu'autre chose. Ce qui était plus intriguant était qu'il y avait beaucoup d'hommes et de femmes, jeunes et vieux, qui essayèrent de parler aux officiers. Sur la route principale, il y avait de larges groupes de policiers supplémentaires, prêts à agir. Le boulevard Valiasr était agité d'une manière différente que d'habitude. Le trafic routier était très mauvais comme toujours, mais il y avait une grosse différence. Personne n'était pressé et les automobilistes était patients et tolérants, très inhabituel pour les conducteurs de Téhéran. Il y avait un regard spécial sur le visage des gens. Il y avait un sentiment de solidarité. Nous arrivames à la place Vanak, remplie de policiers équipés de matériel anti-émeute, tout le monde les regardait en se demandant pourquoi, pourquoi?

Très fatigués à cause de la chaleur, nous sommes allés prendre un taxi pour repartir vers le nord, mais il y avait trop d'embouteillages sur le pont qui était couvert de policier. Tous les automobilistes commencèrent à klaxonner pendant 10-15 minutes. Lorsque nous arrivâmes place Tajrish, j'ai vu un homme dans la rue avec beaucoup de policiers qui l'entourait, lui faisant subir un traitement cruel et dégradant. Son crime était d'avoir des cheveux longs! Avant que je ne m'en rende compte, plusieurs personnes furent fouillées.

Beaucoup de gens étaient un peu fatigués la semaine dernière; mais ce week-end leur redonna de la force pour se regrouper et retrouver de l'énergie. Ils sont convaincus désormais, que la majorité silencieuse iranienne s'est réunie ainsi que ses espoirs et aspirations et que pour la première fois il y a un pont entre ceux qui sont restés en Iran comme nous et ceux qui sont partis de leur patrie mais qui restent attachés à sa terre et à son ciel bleu.

Aujourd'hui, j'ai vu des centaines de mes frères et soeurs avec une volonté de fer, montré le V en signe de victoire; dans des groupes grands et petits et individuellement ils sont allés dans les rues et feront de même cette semaine et la semaine prochaine, et le mois prochain, jusqu'à ce que nous, la jeunesse d'Iran, fassions tomber les tyrans au pouvoir, que nous ayons le droit de manifester sans heurts, que nous obtenions l'annulation de cette élection mascarade et que nous avancions vers plus de transparence, vers un gouvernement plus démocratique et vers des lois plus justes, pour que l'Iran soit un meilleur pays pour tous.

Oui, nous sommes la classe moyenne d'Iran et nous faisons fonctionner ce pays, et ceux qui le dirigent devraient se raviser à ce fait en faisant des compromis, ou, comme tous ceux qui ont essayé de gouverner avec l'opposition de tous leur peuple, ils finiront dans les décombres de l'Histoire!

lundi, juin 29 2009

Brèves du dimanche 28 juin

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Hier, 16ème jour de protestation et de soulèvement populaire en Iran, les manifestations continuaient.

Des étudiants de l'université des sciences et technologie de Téhéran ont honoré la mémoire de Kianouch Assa, étudiant en génie chimique, enlevé le 15 juin dans la cité universitaire de Majidieh puis assassiné par les agent du régime actuel.

Dans la soirée, vers 19h00, des Téhéranais se sont rassemblée au parc Laleh au centre de Téhéran. Les menaces et les avertissements des forces de répression, leur demandant de partir, n'ont pas eu d'effet. Ils sont restés, ils ont refusé de se disperser. Les gardiens de la révolution ont fait usage de la force avec sauvagerie. Ils on frappé, tabassé tous ceux qu'ils ont trouvé et arrêté des femmes et des jeunes.

Des milliers de jeunes sont aussi descendus dans les rues Chariati, Mirdamad et Seyed Khandan pour manifester. Des manifestations encore à la mosquée Ghoba de Téhéran. Les forces de sécurité de l'Etat sont intervenues en tentant de bloquer une grande partie des rues agaçantes pour encercler les manifestants. A 21h00 les affrontements se poursuivaient.

"Je voudrais vous dire" par Armine

"Je m’excuse du ton de cette lettre. J’ai écris ce texte à Téhéran, dans des conditions de faiblesse psychologique et physique, comme on dit ici en Iran, à votre intention, vous les Iraniens et les autres à l’étranger. J’estime que ce texte est important pour l’avenir de l’Iran. Comme le disait Napoléon, entre la victoire et la défaite, il n’y a qu’un pas. C’est exactement là où nous nous trouvons.

Cette nuit j’étais seul sur le toit. J’étais seul et quelques maisons plus loin, j’entendais une fille qui criait de tout son être Allah-o-Akbar. Sa voix ressemblait à celle de Neda, alors moi aussi avec toute l’énergie qui me restait, j’ai crié. J’ai crié « n’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble ». Mais lâche que je suis, après une demi-heure, fatigué, un peu désespéré et un peu effrayé, je suis redescendu. Mais on entendait encore cette fille : « Iranien digne de ce nom, soutien, soutien ».

Ces mots, sont les mots du cœur des gens ici, croyez-moi, c’est vrai. Ces derniers jours, j’étais partout et j’ai pu sentir de tout mon être la situation en Iran. Ici à Téhéran, la population a un peu peur. On a dit aux gens que la milice repérait des maisons et que le soir elle attaquait. La vidéo que CNN a montré où on entendait les cris de plusieurs femmes dans une maison, a renforcé cette idée. Les gens ont peur, la vidéo de la mort de Neda les a tétanisés. La presse liée au pouvoir a lancé une guerre psychologique particulièrement violente. Aujourd’hui, partout, à chaque mètre, on trouvait un agent en civil. Aujourd’hui, j’ai perdu tout espoir en ne voyant que quelques milliers de personnes sur la place de 7 Tir. Je vous le jure, on a fait tout ce qui était possible pour Neda. Nous sommes dans une situation vraiment critique. Compagnons de lutte qui êtes à l’arrière ! Nous avons un besoin urgent de ces choses là. Si vous ne les envoyez pas, on a perdu. Je suis persuadé qui si dans ces conditions, vous ne réagissez pas de toute urgence, l’ennemi va nous réprimer avec violence.

1- Aujourd’hui j’ai entendu plusieurs personnes dire qu’on ne peut pas gagner. Donnez-nous le moral, il faut en disant les victoires que nous avons remportées (et jusqu’à présent elles sont nombreuses et valeureuses), nous donner de l’énergie. Ôter la crédibilité à ce pouvoir, ce n’est pas une mince affaire ! Unir tous les Iraniens, ce n’est pas rien ! Aujourd’hui, le commandant des pasdarans de Téhéran, pour avoir refusé d’exécuter un ordre, a été arrêté, ce n’est pas une mince victoire ! Répétez-le nous. Donnez-nous le moral.

2- Appelez la population effrayée à lutter à peu de frais ( !) (Comme retirer son argent des banques). Croyez-moi, le pouvoir a créé des conditions telles que même s’habiller en noir au bureau ça coûte cher, alors vous comprendrez qu’une grève… Je vous en prie, ne nous en voulez pas, nous avons fait tout ce que nous pouvions en une semaine, comprenez-nous.  Comment encouragez ces paysans pour qu’ils retirent leur argent de la banque ?

3- Ne laissez pas les sites du régime détruire la volonté et le moral des gens, pourquoi les attaques contre l’agence Fars et les autres ne continuent pas. Ne les laissez pas déverser leur poison, faites capoter ces sites.

4- Pour créer un climat de peur et d’insécurité, la télé iranienne, dans un geste hypocrite, a demandé à la population de lui envoyer des photos des manifestants. Faites le savoir pour nous, est-ce qu’on n’a pas mis nos films et nos photos sur Internet ? Il ne faut pas avoir peur. Ce que fait la radio-télévision, c’est une guerre psychologique.

5- Le pouvoir a encore réussi à mettre la presse et les gouvernements occidentaux en position défensive. Demandez aux média de diffuser nos nouvelles incomplètes. Les gouvernements, surtout celui d’Obama, ne doivent pas rester neutre, ils ne doivent pas vendre le peuple au régime. Le monde doit s’unir pour demander au pouvoir d’organiser de nouvelles élections. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, le monde doit nous comprendre. L’absence de soutien clair et net de l’Europe et des Etats-Unis à la présidence d’Ahmadinejad a beaucoup aidé. Dites à Obama de ne pas nous vendre, de ne pas tomber dans ce piège. (…)"

Armine

Appel des correspondants de la Liberté

Citoyens d’un pays libre et démocratique, nous mesurons ce que représente le combat pour l’accession à la liberté et à une société de droit, pour la population de ce grand pays qu’est l’Iran.

L’élection qui vient de se dérouler, la fraude massive et les images parvenues malgré la répression, montrent la réalité de ce régime. Les femmes et les hommes qui vivent au quotidien cette tyrannie savent son prix : l’emprisonnement et les sévices pour ceux qui s’opposent, les interdits sur la liberté de conscience, la négation des droits. Ce prix c’est aussi le refus d’observer le droit international dans l’industrie nucléaire, l’encouragement au terrorisme, les propos qui nient le droit d’exister à Israël.

Tous ces actes placent la société iranienne et les peuples de la région dans un piège des plus dangereux. Ce qui est en jeu c’est réellement la paix dans cette région du monde et bien au-delà. La paix est notre bien commun et sa protection réside dans le renforcement de la démocratie. Les manifestations populaires et massives d’avant l’élection, celles qui l’ont suivie dans les rues des villes ou sur la toile du web nous ont montré le meilleur antidote à ce poison : l’accès aux libertés et à la démocratie des iraniennes et des iraniens de toutes appartenances. Toutes ces expressions ne sont pas juste une poussée de fièvre à la suite d’une élection volée, c’est un mouvement de fond qui anime la société civile iranienne. L’Iran ce n’est pas qu’un régime et les problèmes qu’il pose au monde, c’est aussi 70 millions d’habitants, dont deux tiers à moins de trente ans.

Si l’ensemble de la communauté internationale est interpellée, cette question se pose également à chacun de nous. Tous à notre niveau, étudiants, syndicalistes, engagés associatifs, journalistes ou tout simplement citoyens, il est possible d’agir : en faisant savoir par cet appel les sentiments de solidarité et de fraternité qui nous animent à l’égard des femmes et des hommes qui luttent pour la liberté, la démocratie et la laïcité en Iran.

En devenant correspondant de la Liberté, pour des contacts directs et réguliers avec des membres de la société civile iranienne. Par l’échange de nos savoirs et de nos espoirs avec la société civile iranienne, nous voulons contribuer à contrer ceux qui souhaitent un choc des civilisations. Il appartient à chacun de convaincre tout autour de nous, de la nécessité de dépasser nos frontières, nos cloisonnements, pour contribuer par l’échange et par les contacts directs avec les iraniens, à rendre possible ce qui est la meilleure défense de la paix : la liberté et la solidarité.

signer l'Appel des correspondants de la Liberté

dimanche, juin 28 2009

Liste des signataires

Premiers signataires:

Berlioz Pauline étudiante salariée,

Janvier Julien Etudiant,

Babault David Etudiant,

Bruneau bruneau étudiant,

Pelc floriane enseignante,

Aubry-Lecomte Marianne Responsable éditorial,

Delmas Magali étudiante,

Sauvegrain Antony étudiant en droit,

Habert Benoit Etudiant,

Boff Alexandre Etudiant,

Lelarge Antoine Employé de banque,

Ndione El Hadji Malick Etudiant,

Conley FRANCOISE SECRETAIRE MEDICALE,

Chollet Nathalianne Professeur des écoles,

Braun Cecile Universitaire,

Pétrieux Cindy Etudiante,

Urbach Julie étudiante,

Vaché Clément étudiant,

Chenuil Aurélien entrepreneur,

Melchior Diego Etudiant,

Ducoulombier Pauline Régisseuse,

benhamamouch farouk comptable,

Pasquis dumont FRANCOISE Retraitée EN-ZEP,

Le Phuez Loic Agence LA MANU,

Duchemin Benoît Skiman,

Peignoux dominique militante féministe,

Peignoux Jacqueline chercheur retraitée,

Akrami Azadeh ingénieur urbaniste,

Franck ALBERT ADMINISTRATION,

Rousseau Joguet René retraité,

Moran Michel contrôleur de travaux,

Darvish Shiv cadre,

ducros elodie doctorante,

Golestan Nazila Chercheuse,

fasola blanche militant syndicale cfdt,

Leiva Antonela Etudiante,

Berdah DANIEL,

Azerhad Annick Professeure de Lettres,

Lotfalizadeh Hossein Photo journaliste,

DANG-VU Thien-Anh Étudiante,

Bielasiak HENRI FRANCE MILITANT,

Azoulai laurent president Cercle Léon BLUM,

San Juan Marie-Claude Professeur,

Cheul Arthur Etudiant,

Ziai lydia Cadre ent privee,

Lekloum Omar Art.peintre,

Aïach Pierre sociologue,

Minczeles Henri retraité ,

Lledo jean-pierre algérie cineaste,

Le Gall Sébastien Etudiant,

Couderc SEBASTIEN Syndicaliste,

Israel Rachel Israel Psychanalyste,

Ostrowiecki Ingénieur-retraité,

Romoth Heike enseignante,

Parham Ramin Auteur,

Janvier Julien Etudiant ,

Soulier Marion Etudiante,

Ghasseminejad saeed activist etudiant et journalist,

Moutot Alain Avocat honoraire,

Le Bail-Kremer Aline Journaliste,

Collinet sylvie coordonatrice fonction sociale,

Morice Morand Olivier directeur d'hôpital,

Fernandez jean-pierre syndicaliste CFDT,

Braunstein chantal fonctionnaire mairie de paris,

Fabbro patricia permanente syndicale CFDT,

Jaliniere ludivine syndicaliste,

Gousset-Prevost Monique Professeur,

Bérail BERNARD RETRAITE,

Doucet Philippe Rédacteur Mairie,

Sire Bernard permanent syndical CFDT,

Branchereau GILLES FONCTIONNAIRE,

Diquèlou Jan-Pierre Assistant-Social,

Gobert gérard retraité actif,

Le martelot-eveno nathalie permanent syndical CFDT,

Gallais Jérôme fonctionnaire,

Neveu philippe educateur,

TSIAKKAROS Stélios syndicaliste,

Darmois Basile etudiant,

Chaar nicole employée,

Aigroz gerard salarié,

Rogel Corinne assistante administrative,

Devanssay Benedicte culturel,

Goizet JACQUES CULTUREL,

Marcovich Malka historienne,

Zaorski-bordais gérard employé,

Dron-de Chastenet Martine Assistante maternelle,

Averty Jean-Pierre Salarié,

Pineau JEAN YVES BIBLIOTHECAIRE,

L e Goaëc Mona agent territorial,

Castanet Etienne emilitant politique,

Dana Maryam journaliste, écrivain,

AKRAMI Azadeh ingénieur urbaniste,

SCHUH Laurent Acteur-Metteur en scène,

Rigollet florence etudiante,

YOUSSOUFOU Baki Syndicaliste....

dimanche, février 1 2009

Signez l'appel "Azadi, pour la Liberté en Iran"

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