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"Je voudrais vous dire"

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mardi, novembre 24 2009

"Je voudrais vous dire" par Bahare Hedayat

Bahare Hedayat est étudiante en Iran. Elle remercie tous ceux en Europe qui ont manifesté leur soutien aux étudiants iraniens à l'occasion de la journée internationale des étudiants. Elle est membre du mouvement étudiant en Iran.


Bahare Hedayat

lundi, novembre 9 2009

"Je voudrais vous dire", Anonyme

Manifestation du 4 novembre, Teheran. A 2'05", la police du gouvernement attaque les manifestants.


TEHRAN: NEW 13 ABAN 88 Tazahoraateh Bozorgi Dar Tehran

dimanche, juillet 12 2009

10 ans du mouvement de 1999 - Interview de Saeed Ghasemynejad

Saeed Ghasemynejad fut un des leaders du mouvement étudiant de 2003. Etudiant réfugié politique en France, il se rappelle du mouvement de 1999.

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Comment est né le « mouvement de 99" ?

Par une simple affiche collée sur les murs contre l’interdiction du journal « Salam ». Une fois affichée, elle a attiré l'attention des étudiants et des mouvements se sont développés. C'est après l'attaque de l'université de Téhéran par la milice basidji que le mouvement s'est endurci. Les demandes des contestataires pour plus de libertés publiques sont devenues de plus en plus exigeantes, mais les dirigeants des mouvements réformateurs avaient peur de faire sortir les gens dans les rues, de ne plus maîtriser des demandes de plus en plus extrêmes qui sortaient du cadre du régime.

Pourquoi ce mouvement est-il important dans l'histoire de l'Iran?

Jusqu'alors, les rassemblements dans la rue étaient favorables aux partisans de l'état. Le mouvement de juillet 99 est très important car c'est la première manifestation de contestation qui se déroule dans la rue. __ Comment le mouvement va-t-il prendre fin?__

Les dirigeants des mouvements étudiants vont être arrêtés. Le parti politique officiel ainsi que les modérés n'ont pas soutenu le mouvement.

Comment avez-vous vécu ses évènements?

En 99, je n'étais pas encore étudiant, j'étais lycéen. C'est en 2003, pour le 4ème anniversaire que je me suis fait arrêté. J'étais en voiture pour aller voir mon père à l'hôpital. On m'a arrêté, sorti de la voiture et plaqué contre elle. Ils avaient repéré mon accent. Dans la voiture, ils ont trouvé des articles que j'avais écris. Pour m'intimider et me faire peur, ils me disaient que je risquais 15 ans de prison pour avoir écrit des articles contre le régime. Ils m'ont également annoncé que mon père était mort d'une crise cardiaque en apprenant que son fils avait été arrêté et que m'a mère était terriblement atristé par mon arrestation en tant qu'agitateur. C'était faux. A chaque action de résistance de ma part, j'ai été battu. Les premières 24 heures, ils ne m'ont pas laissé dormir, je devais rester debout. Les conditions de détention étaient les suivantes: une cellule de un mètre sur deux, pas le droit d'aller aux toilettes sauf aux heures de la prière (deux fois par jour).

Quels sont les différences avec le mouvement actuel et celui de 99?

Le mouvement est plus large aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Il n'y avait auparavant que les étudiants mobilisés. Aujourd'hui, les travailleurs ont aussi manifestés. De plus, les bases des accusations sont les mêmes mais la répression est plus forte aujourd'hui. Ils raptent les gens, ils violent les femmes. Quand vous vous êtes fait violés, vous n'osez pas le dire. Aujourd'hui, ils ont arrêtés trop de monde, les prisons sont pleines alors ils torturent les prisonniers avant de les faire sortir afin que ceux-ci relaient leur peur auprès de la population.

Comment faire en sorte que le mouvement de contestation continue et devienne plus fort?

C'est dans la continuité de la désobéissance civile et de la grève que le mouvement perdurera. La plupart des gens ne veulent pas participer aux manifestations par peur mais la désobéissance civile perdure et la plupart des gens agissent à leur niveau. Le temps est donc un facteur déterminant pour la réussite du mouvement. Si le mouvement perdure, il y a de fortes chances que le régime ne tiennent pas face aux actions menés par la société civile.

La religion est-elle un élément important du conflit?

La religion dominante reste l'Islam, que ce soit pour l'homme de la rue ou pour les plus hauts dignitaires du régime. La différence importante est que les dirigeants aiment plus la religion que l'Iran.

Quelles sont vos attentes sur le plan international?

L'aide internationale est importante mais le plus important c'est que le mouvement existe à l'intérieur de l'Iran. Sur la scène internationale, il est important que Ahmadinejad n’ait pas de reconnaissance internationale. Les ONG et les partis politiques sont importants mais le plus important c'est que les pays concernés prennent position contre le régime. Il est important que les gens de par le monde supportent notre mouvement, c'est une aide pour garder l'espoir.

jeudi, juillet 9 2009

"Je voudrais vous dire" par Saeed, travailleur

Nous, producteurs de la richesse sociale, par notre travail et nos efforts dans les grandes et petites usines, dans les services et les soins des centres médicaux et hôpitaux, comme enseignants dans les écoles et les universités, nous qui produisons l’énergie, l’eau, les télécommunications, le gaz et le pétrole, l’acier et les voitures dans les usines et les centres, n’avons non seulement aucun contrôle sur la production et la distribution des marchandises, n’avons pas le droit de participer à la gestion de nos lieux de travail, ni aucune organisation ou conseil d’ouvriers ou d’employés indépendants, mais nous sommes payés avec le salaire minimum et des revenus qui ne sont pas suffisants pour avoir une vie normale et qui sont en dessous du seuil de pauvreté.

Après trente ans de labeur, nous ne pouvons ni avoir un véritable domicile pour vivre, ni payer les frais élevés pour l’éducation de nos enfants, ni avoir les traitements médicaux appropriés ni avoir accès aux loisirs. Et pire encore que tous ces contrats temporaires ou à durée déterminée qui donnent tout le pouvoir aux entrepreneurs avides et exploiteurs, il n’y a personne entre nous et nos employeurs pour répondre à nos revendications. Tout le temps, nous devons nous inquiéter y compris pour le minimum, et d’attendre de voir si nos contrats seront prolongés ou pas, et notre niveau de vie peut être comparé à celui des esclaves avant la civilisation humaine. Et c’est même pire, parce que les esclaves avaient au moins toujours quelque chose à manger, alors que lorsqu’ils n’ont plus besoin de notre force de travail nous n’avons plus rien à manger. Aussi pour conserver le minimum et ne pas nous retrouver au chômage, nous ne pouvons pas nous exprimer et devons nous autocensurer.

Tous nous avons fait l’expérience d’aller faire face aux patrons et directeurs pour obtenir quelque chose qui fait partie de nos droits, alors que selon leurs croyances ils peuvent nous traiter comme ils le font et comme si nous n’avions aucun droit. Lors de la révolution en novembre 1978, si nous, les ouvriers et les employés des petites et grandes usines, et des entreprises du pétrole, de l’énergie et de l’eau, ne nous étions pas mis en grève générale, le système de la dynastie des Pahlavi n’aurait pas été détruit et les actuels dirigeants ne seraient pas au pouvoir. Malheureusement, parce que nous manquions d’information et que certains d’entre nous ont suivi les mollahs et les marchands du bazar, nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Actuellement, nous produisons toutes les marchandises et les richesses mais pour les profits des exploiteurs, qui sont nos directeurs oppressifs sans éducation qui nous donnent des ordres. Parfois, ils ferment les usines et nous transforment en chômeurs juste pour se partager ou vendre le terrain et se faire encore plus d’argent. Il n’y a pas un seul travailleur salarié qui peut payer des études élémentaires de haut niveau ou une grande école à son fils ou à sa fille, études qui coutent au moins 5 millions Tomans (5.000 dollars) par an, ni même les principaux frais médicaux. Et cela sera encore pire dans l’avenir puisque l’éducation sera remises aux mollahs, aux marchands, aux directeurs de hauts niveau et aux voleurs des richesses. Pourquoi notre pays devrait-il être aux mains de groupes particuliers ? Pourquoi 100% du pouvoir politique devrait-il appartenir à 200.000 mollahs et marchands, et leurs enfants et membres de leurs familles, et que le reste de la population, soit 50.000.000 de gens, n’ait aucun pouvoir politique ? Et d’avoir au final à choisir entre le mauvais et le pire ? Est-ce que cela se réfère à une quelconque règle naturelle, à l’humanité ou à une loi divine ? Si ce n’est des règles sans fondements, justifiées par les lois du leader suprême, qui restreignent les droits du peuple ? Pour la plus petite revendication, pour des droits basiques, ils utilisent les forces de police, formées avec l’argent du peuple et qui devraient avoir pour devoir de rendre la société saine et sûre, contre le peuple et pour arriver à leurs sales buts.

Enchainés ! Travailleurs, ouvriers, employés, enseignants, infirmières, femmes, jeunes, étudiants d’université et chômeurs ! Après trente ans de captivité, le son de nos chaines qui se brisent a été entendu par la présence de millions dans les rues. Le peuple n’a plus peur et le gouvernement a donné sa légitimité à la tempête du mouvement populaire. Nous devons nous saisir de cette opportunité pour obtenir nos revendications humaines. Le gouvernement n’a pas assez de forces pour les envoyer dans tous les centres industriels, de production, de formation ou de services. Qu’importe le secteur où nous travaillons, nous devons désigner nos représentants sur le plan technique, industriel et productif, pour former les conseils indépendants des salariés des usines, des hôpitaux, des compagnies de pétrole, des centres de formation et des écoles, des télécommunications, de l’énergie, du service de l’eau et, qu’en alliance les représentants de chaque branche et leurs propres conseils de branche, avec les conseils des étudiants, des femmes, des employés, des travailleurs et des ouvriers, puissons prendre notre part de richesses sociales et de pouvoir politique.

Dans la situation actuelle, le gouvernement n’a aucune légitimité et dans ce point culminant de crise politique et économique, il n’est plus capable de réprimer directement la population dans les usines, les centres industriels et les universités. Il est temps de ne plus être des esclaves ! Organiser des conseils dans les lieux de travail et les administrations publiques n’est pas seulement devenu un but moderne pour chaque employé, mais ces conseils doivent aussi avoir leur part dans les décisions politiques et économiques. Mais ces conseils doivent être conscients et ne pas se focaliser uniquement sur les petites revendications du lieux de travail, parce que même si nous les obtenons et qu’elles sont importantes, si nous ne les lions pas et les joignons pas aux intérêts de classe de tous les travailleurs et de tous les salariés, à la fin nous les perdrons. Il suffit de comparer les salaires des ouvriers et des employés, l’emploi stable, les assurances sociales et les droits à la participation il y a30 ou 20 ans, pour voir que la situation est bien pire aujourd’hui. En se satisfaisant des revendications partielles, les travailleurs les ont perdu avec la hausse des prix ou une modification de loi au conseil des ministre ou au parlement, parce qu’ils n’ont pas su lier leurs revendications partielles à celles de leurs intérêts à long terme.

Aussi, tant que nous avons le temps et que le gouvernement est occupé par la crise sociale, politique et économique, nous devons organiser nos conseils. C’est simple. Dans chaque usine ou zone industrielle, les représentants des différentes équipes forment leur conseil ou organisation. A côté des questions du travail, nous pouvons travailler aux améliorations et aux réformes, et il n’est pas nécessaire que tout soit parfait dès le début. Le plus important est d’avoir des conseils représentatifs indépendants et que les représentants de différents lieux de travail et zones industrielles, de différentes villes et régions, soient en contact les uns avec les autres, et ils peuvent avoir leurs conseils généraux pour les ouvriers, les enseignants, les infirmières, etc.

Comme le clergé, les imams du vendredi, les directeurs, dirigeants et gouverneurs, nous devons avoir de véritables organisations. Ce n’est qu’en ayant des organisations indépendantes pour tous les salariés que nous pouvons revendiquer leurs droits dans les domaines politiques, économiques et de direction, et si nous sommes organisés ainsi et que le gouvernement ignore nos revendications logiques, alors nous pouvons lancer une grève générale et montrer au gouvernement que nous sommes une force importante de la société. Car ainsi, ils n’auront pas d’autres choix que de nous accorder une vie décente et de partager les richesses et les profits avec le peuple en même temps que ses efforts. C’est le moment d’avoir un peuple libre, motivé et créatif et un pays de paix et de liberté et de pouvoir avoir des discussions publiques sur tout.

En créant des conseils indépendants dans nos lieux de travail et des organisations générales des salariés, nous prendrons en main le partage des richesses sociales, la participation publique et le pouvoir politique.

jeudi, juillet 2 2009

"Je voudrais vous dire" par Kamand

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Je suis rentré du travail et je me suis changé pour retrouver quelques amis pour aller manifester. Cette fois ci elle devait avoir lieu de la place de Tajrish jusqu'à la gare, sur les 20km du boulevard Valiasr.

Après nous être retrouvés, nous partîmes sur la route pour aller vers la place Vanak. Des gens marchaient aussi à nos côtés, mais cela n'avait rien à voir avec les marches silencieuses précédentes qui eurent lieu autour de Téhéran. Une chose étrange était qu'il y avait énormément de personnes de la milice Basiji, des polices anti-émeutes et de la police du régime, sur les ponts et sur les deux côtés de la rue; c'était plus tristement amusant qu'autre chose. Ce qui était plus intriguant était qu'il y avait beaucoup d'hommes et de femmes, jeunes et vieux, qui essayèrent de parler aux officiers. Sur la route principale, il y avait de larges groupes de policiers supplémentaires, prêts à agir. Le boulevard Valiasr était agité d'une manière différente que d'habitude. Le trafic routier était très mauvais comme toujours, mais il y avait une grosse différence. Personne n'était pressé et les automobilistes était patients et tolérants, très inhabituel pour les conducteurs de Téhéran. Il y avait un regard spécial sur le visage des gens. Il y avait un sentiment de solidarité. Nous arrivames à la place Vanak, remplie de policiers équipés de matériel anti-émeute, tout le monde les regardait en se demandant pourquoi, pourquoi?

Très fatigués à cause de la chaleur, nous sommes allés prendre un taxi pour repartir vers le nord, mais il y avait trop d'embouteillages sur le pont qui était couvert de policier. Tous les automobilistes commencèrent à klaxonner pendant 10-15 minutes. Lorsque nous arrivâmes place Tajrish, j'ai vu un homme dans la rue avec beaucoup de policiers qui l'entourait, lui faisant subir un traitement cruel et dégradant. Son crime était d'avoir des cheveux longs! Avant que je ne m'en rende compte, plusieurs personnes furent fouillées.

Beaucoup de gens étaient un peu fatigués la semaine dernière; mais ce week-end leur redonna de la force pour se regrouper et retrouver de l'énergie. Ils sont convaincus désormais, que la majorité silencieuse iranienne s'est réunie ainsi que ses espoirs et aspirations et que pour la première fois il y a un pont entre ceux qui sont restés en Iran comme nous et ceux qui sont partis de leur patrie mais qui restent attachés à sa terre et à son ciel bleu.

Aujourd'hui, j'ai vu des centaines de mes frères et soeurs avec une volonté de fer, montré le V en signe de victoire; dans des groupes grands et petits et individuellement ils sont allés dans les rues et feront de même cette semaine et la semaine prochaine, et le mois prochain, jusqu'à ce que nous, la jeunesse d'Iran, fassions tomber les tyrans au pouvoir, que nous ayons le droit de manifester sans heurts, que nous obtenions l'annulation de cette élection mascarade et que nous avancions vers plus de transparence, vers un gouvernement plus démocratique et vers des lois plus justes, pour que l'Iran soit un meilleur pays pour tous.

Oui, nous sommes la classe moyenne d'Iran et nous faisons fonctionner ce pays, et ceux qui le dirigent devraient se raviser à ce fait en faisant des compromis, ou, comme tous ceux qui ont essayé de gouverner avec l'opposition de tous leur peuple, ils finiront dans les décombres de l'Histoire!

lundi, juin 29 2009

"Je voudrais vous dire" par Armine

"Je m’excuse du ton de cette lettre. J’ai écris ce texte à Téhéran, dans des conditions de faiblesse psychologique et physique, comme on dit ici en Iran, à votre intention, vous les Iraniens et les autres à l’étranger. J’estime que ce texte est important pour l’avenir de l’Iran. Comme le disait Napoléon, entre la victoire et la défaite, il n’y a qu’un pas. C’est exactement là où nous nous trouvons.

Cette nuit j’étais seul sur le toit. J’étais seul et quelques maisons plus loin, j’entendais une fille qui criait de tout son être Allah-o-Akbar. Sa voix ressemblait à celle de Neda, alors moi aussi avec toute l’énergie qui me restait, j’ai crié. J’ai crié « n’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble ». Mais lâche que je suis, après une demi-heure, fatigué, un peu désespéré et un peu effrayé, je suis redescendu. Mais on entendait encore cette fille : « Iranien digne de ce nom, soutien, soutien ».

Ces mots, sont les mots du cœur des gens ici, croyez-moi, c’est vrai. Ces derniers jours, j’étais partout et j’ai pu sentir de tout mon être la situation en Iran. Ici à Téhéran, la population a un peu peur. On a dit aux gens que la milice repérait des maisons et que le soir elle attaquait. La vidéo que CNN a montré où on entendait les cris de plusieurs femmes dans une maison, a renforcé cette idée. Les gens ont peur, la vidéo de la mort de Neda les a tétanisés. La presse liée au pouvoir a lancé une guerre psychologique particulièrement violente. Aujourd’hui, partout, à chaque mètre, on trouvait un agent en civil. Aujourd’hui, j’ai perdu tout espoir en ne voyant que quelques milliers de personnes sur la place de 7 Tir. Je vous le jure, on a fait tout ce qui était possible pour Neda. Nous sommes dans une situation vraiment critique. Compagnons de lutte qui êtes à l’arrière ! Nous avons un besoin urgent de ces choses là. Si vous ne les envoyez pas, on a perdu. Je suis persuadé qui si dans ces conditions, vous ne réagissez pas de toute urgence, l’ennemi va nous réprimer avec violence.

1- Aujourd’hui j’ai entendu plusieurs personnes dire qu’on ne peut pas gagner. Donnez-nous le moral, il faut en disant les victoires que nous avons remportées (et jusqu’à présent elles sont nombreuses et valeureuses), nous donner de l’énergie. Ôter la crédibilité à ce pouvoir, ce n’est pas une mince affaire ! Unir tous les Iraniens, ce n’est pas rien ! Aujourd’hui, le commandant des pasdarans de Téhéran, pour avoir refusé d’exécuter un ordre, a été arrêté, ce n’est pas une mince victoire ! Répétez-le nous. Donnez-nous le moral.

2- Appelez la population effrayée à lutter à peu de frais ( !) (Comme retirer son argent des banques). Croyez-moi, le pouvoir a créé des conditions telles que même s’habiller en noir au bureau ça coûte cher, alors vous comprendrez qu’une grève… Je vous en prie, ne nous en voulez pas, nous avons fait tout ce que nous pouvions en une semaine, comprenez-nous.  Comment encouragez ces paysans pour qu’ils retirent leur argent de la banque ?

3- Ne laissez pas les sites du régime détruire la volonté et le moral des gens, pourquoi les attaques contre l’agence Fars et les autres ne continuent pas. Ne les laissez pas déverser leur poison, faites capoter ces sites.

4- Pour créer un climat de peur et d’insécurité, la télé iranienne, dans un geste hypocrite, a demandé à la population de lui envoyer des photos des manifestants. Faites le savoir pour nous, est-ce qu’on n’a pas mis nos films et nos photos sur Internet ? Il ne faut pas avoir peur. Ce que fait la radio-télévision, c’est une guerre psychologique.

5- Le pouvoir a encore réussi à mettre la presse et les gouvernements occidentaux en position défensive. Demandez aux média de diffuser nos nouvelles incomplètes. Les gouvernements, surtout celui d’Obama, ne doivent pas rester neutre, ils ne doivent pas vendre le peuple au régime. Le monde doit s’unir pour demander au pouvoir d’organiser de nouvelles élections. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, le monde doit nous comprendre. L’absence de soutien clair et net de l’Europe et des Etats-Unis à la présidence d’Ahmadinejad a beaucoup aidé. Dites à Obama de ne pas nous vendre, de ne pas tomber dans ce piège. (…)"

Armine